Buenos Aires, le début d'un long périple...

Buenos-Aires…Nous l’attendions avec tant d’impatience.

En elle-meme, la capitale argentine n’est pas un chef d’oeuvre de beauté et est trés européenne (du aux nombreuses vagues d’immigrés ), donc pas trop dépaysante. En revanche, les porteños qui l’habitent sont amicaux, serviables et bons vivants.

Nous y avons passé une semaine á silloner les différents “barrios” ( quartiers) et avons essayé de résoudre quelques galéres: vaccins anti-rabiques d’Antoine qui devaient arriver en courrier-service á l’agence Air France sans cesse retardés (avion en panne), le colis FEDEX contenant le micro oublié, bloqué á Roissy…

De ce fait , enregistrer une chanson francaise avec un groupe de tango n’aurait pas donné un résultat concluant. Nous avons quand meme cherché mais la plupart des groupes sont des seniors qui se produisent pour des touristes. Nous tenions une piste au terme de ces quelques jours mais sans micro…De plus, le temps courait et nos économies fondaient. Il fallait partir.

Nous gardons beaucoup de bons souvenirs : notre promenade au mythique quartier de la Boca, un peu trop touristique mais paisible en fin d’aprés-midi quand le Soleil met en valeur les facades multi-colores des maisons. Des chats dorment au Soleil , quelques jeunes argentines sirotent leur maté (elles se trimballent toujours avec leur termos), des musiciens jouent aux terrasses des cafés. Il y a aussi ces moments passés avec Kenn, meteorologue british retraité qui a fait toute sa carriére aux Iles Malouines, nos amis péruviens et costa-ricains (ils nous invitent á enregistrer avec leur groupe).

En revenant du quartier de la Boca, nous avons assisté á une magnifestation concert á l'occasion des 40 ans de la mort de Ernesto Guevara, dans la fameuse place 25 de Mayo. Beaucoup d'ambiance, de gens imbibés.... on sent les jeunes animés par les souvenirs du Che.

Les deux derniers jours, l’auberge Recoleta a été investie par un orchestre de jeunes venant de Jujuy, au nordoeste. Nous avons trés vite sympathisé et échangé nos contacts: nous y serons début Novembre. C’était le gouvernement qui les invitait pour une rencontre inter-orchestrale. Certains jeunes découvraient pour la premiére fois une grande ville et semblaient tout excités: courses dans tous les sens, 15 aglutinés derriére un poste Internet… Nous étions lá pour leur concert á l’amphiteatre de la facultée de droit. Un morceau mélait folklore andin (charangos et queñas) et classique ( l’orchestre): superbe!

Notre espagnol a bien progressé, c’était nécessaire!

Pour conclure cet épisode, une petite anecdote classée “honte de notre vie”. Toujours á la recherche de musiciens, on nous indique un bar avec tango “en vivo”. Il se situe au deuxiéme étage et surplombe la place San Telmo oú il y a un marché. Hors de question de laisser nos fidéles montures dehors. L’ouvreur nous propose de les monter, il y a soit-disant de la place. OK! On monte les 2 étages, vélos sur les épaules et lá, moment de solitude. Nous débarquons á la droite de la scéne oú un groupe est en plein exercice, des centaines d’yeux nous fixent. On y va quand meme en slalomant entre les tables chiquement dressées. Evidemment s’était un gros attrape-touristes avec du “tango” guinguette pour mariages de bofs.

Le lendemain nous étions á 8h00 dans le train pour quitter la banlieue étendue direction Pilar, en périphérie.