Dans une cote ou Alain ouvre allegrement le cortege, il sent un soudain mal de tete qui le gagne. Quel Soleil. Il est assez raisonable pour stopper et se rafraichir. Ca va mieux, nous repartons.

Nous debouchons sur une vaste plaine desertique raillée dans sa longueur par la route et les poteaux electriques, le tout surplombé par les Sierras de Catamarca (4000m).

Ici, rien ne vit, le terre se craquelle en hexagone. Nous devons trouver de l’eau pour la nuit. Une construction se profile.

L’idée d’une station essence nous obséde, nous donne des ailes, nous imaginons un coca-cola frais dont nous voyons les bouteilles agoniser dans le bas-coté. C’est comme une oasis oú notre carvane se ravitaille sauf que lá, ce sont les panneaux “Esso” qui materialisent les palmiers. Durant ½ heure nous fixons cette silhouette qui semble reculer. Mirage? On y est. “Poste d’information pour poids lourds”, les boules. El señor, trés gentil , nous rempli nos gourdes aprés nous avoir raillé sur la défaite du XV de France contre les Pumas Argentins. Ce soir lá nous plantons la tente en plein milieu aride, le long d’une voie desaffectee depuis les annees 70, ce qui nous permet de trouver du bois facilement. Avec le Soleil couchant nous prenons une “douche” a la vue des bus couchettes qui partent pour la Nuit vers Salta…

Nous tombons nez a nez avec une petite migale qui foule délicatement le sol. Quelques précautions sont a prendre! pantalon/chaussures!

Plus tard autour du feu, en pleine contemplation de la croix du Sud, Alain se leve en sursaut : un “extraterrestre”, comme on le nommera plus tard, s’est mis a acourrir vers lui, croisement entre 1000 pattes des cavernes et araignées, il est presque incolore et franchement hideux. On apprendra le lendemain que ce sont des bebetes craignos…