Pilar-Estancia de San Areco

Wagon destroy toutes portes ouvertes (pardon, il n’y avait plus de portes en fait), des voyageurs chargés jusqu’au dents portant planches, toles, voitures-snacks… A chaque arrivée de voyageurs nous recommencions notre discours: “Si si, hasta Cuba en bicicletta …” ca rigolait bien. En revanche, ils nous ont fait flippé en nous déconseillant de sortir de la route qu’ils nous conseillaient de suivre (ils nous mimaient des loubards á main armé ).

Arrivé á Pilar on était pas trop rassuré! Premier coups de pédales. Finalement le bled est sympa et calme, quelques voitures s’arretent á notre hauteur pour savoir notre destination:”_¡Cuba!_¡Loco!” puis nous avancons vers l’autoroute. Le vent est avec nous, ca trace. Dommage que les paysages soient aussi monotones: patures immenses avec steack vivants, lignes droites, quelques hameaux…

Notre temps est compté et en continuant de la sorte, 10 jours nous seront nécessaires pour atteindre Cordoba. Pas trop d’intéret. Au peage nous tentons le stop mais je crois que notre convoit fait peur!

Au bout de 30min on est reparti, direction San Antonio de Areco. Nous y faisons des courses en prevision de notre premier campement.

Il est 18h lorsque nous trouvons un bout de gazon discret. Quelques voitures passent, suivi par un nuage de pousiere rouge. Une fois la tente montée et le feu allumé on essaye le rechaud á fuel qui se fait capricieux pour sa premiére utilisation. Une durite semble bouchée. Mince, il commence á pleuvoir. De plus en plus; maintenant des éclairs, il fait nuit d’un coup. Solution de retrait, notre tente de compet’! Ce soir: Thon-mayo. Toute la nuit les gouttes claquent contre la toile, les éclairs, vus de l’intérieur, transforment notre tente en lampion du 14 Juillet. Nous dormons assez mal: Antoine a des grosses gouttes qui lui tombent sur le nez (toile exterieure pas suffisement tendue, erreur qu’on ne comettra plus).

Au petit matin, joli spectacle. La nature est humide, le plafond nuageux rasant. Mais on peut voir des péruches vertes fluo fleurter en esquadrille en gazouillant, des petits rongeurs grignotent l´herbe fraiche, on entend les cris d’un gaucho en pleine séance de dréssage. Cerise sur le gateau, le rechaud s’allume, on peut se faire un café!

Un employé de l’hacienda voisine vient discuter avec nous et nous propose de rencontrer le patron. Ok! On range la tente et on y va! Il est trés sympa, il veut nous entendre parler francais. Sa propriété est énorme, il éléve 500 cheuvaux aidé d’une vingtaine d’employés pour la vente, la course et le polo. Un petit dej (encore) avec ses salariés nous ravi, surtout qu’il pleut a grosses gouttes á présent. Sous le porche, en compagnie d’un chien et d’une famille de chats nous prenons une decisión: gagner Cordoba au plus vite.