Mais revenons a notre arrivée a Jujuy... une étape de passage, rien de plus, histoire de continuer le blog et préparer la suite c'est tout. La ville n'a pas beaucoup d'intérêt, nous nous attendions à mieux. Niveau musique, nous avons envoyé quelques mails à nos contacts une semaine avant d'arriver mais aucune réponse. Échantillonnage ! Le soir nous allons à un concert de musique Pop-rock folklorique.

Bon mélange ! Section rock basique : Basse, guitare électrique, batterie et, pour le folklorique: Queñas, siqouris (flute de pan), charango (petite guitare à 10 cordes). Le tout était très homogène, tout le monde dansait en reprenant en cœur les refrains, très bonne soirée. Bientôt les enregistrements sur le blog.


Jujuy-Purmamarca, 65Km. En partant nous savons que de la « zoubida » nous attend (en espagnol, côte se dit « subida » -ça vient de « subir » ?- dans notre jargon c'est « zoubida ». Vous l'aurez reconnu, le titre du chef d'œuvre de la chanson française interprêtée par Lagaffe…). Nous entrons dans la fameuse Quebrada (canyon) d'Humahuaca, classée patrimoine de l'humanité.


Exceptionnelle pour son histoire : axe majeur de développement humain car fréquenté par les chasseurs-cueilleurs de l'âge de pierre puis par les caravanes de sel et tissus venant de Bolivie. Incroyable pour sa géologie et sa splendeure (ça sent à peine le pompage sur les guides de voyage là). Après un mémorable col oú un Soleil de plomb nous donne des vertiges; une descente nous amène au travers d'incroyables paysages. Il y a ces petites cuvettes de verdure plantées là entre des barrières rocheuses. Ses dernières, sous l'érosion, ressemblent aux tuyaux de dizaines d'orgues réunis. Le plus surprenant est la couleure de la terre : Rouge-sang !Bleu ! Jaune ! Le tout, saupoudré d'énormes cactus.



Nous rencontrons le cyclo Lujan, un Slovène, ancien coureur de l'équipe nationale. Il parcours le monde jusqu'en 2011 ! Il nous conte les ours d'Alaska, les caraïbes, son embardée barrée par l'armée dans la jungle panaméenne…Un vrai Mike Horn.

En fin de journée nous tournons une page. S'en est fini de la route 9 qui file plein nord vers la Bolivie, maintenant, cap au 260º, plein Ouest, par la route 52. Pour la première fois, le Soleil est devant nous l'après-midi et nous indique la route à suivre : les Andes. A Purmamarca nous prenons une journée de repos. Demain un col à 4170m ! Le village est vraiment joli, on commence à se sentir en montagne. Il y a cette fameuse montagne aux sept couleurs, plantée là au milieu d'un décor « classique » fait de cactus et de roche. On dirait que quelqu'un a trafiqué le paysage avec Photoshop, elle est presque fluoe.






Anecdote "gros galérien"


Alain a un probléme relationnel visceral avec les casquettes, les chapeaux...
Le premier (super bien) acheté á Paris avant notre départ s'est enfuit suite et des maltraitances répétées. Un matin, au réveil, plus rien. Il était parti sans meme laisser un mot. Notre ami a donc racheté une casquette de base-balleur américain (quelle classe) qui, quant-á-elle, était fidéle mais ne couvrait pas le cou et les oreilles!
En conséquence, nous avons retrouvé á la SPA des couvre-chefs de Purmamarca, un beau chapeau qui couvre tout mais qui a des tendances baladeuses á chaque coup de vent (il n'a pas de laisse pour l'accrocher au menton et se fait donc la malle). Alain s'est donc retrouvé, sur la montagne aux sept couleurs, a pester contre ce galopin accroché dans un buisson épineux. je me suis bien marré, joli spectacle!


« Bon, ce soir on se couche tôt, demain c'est chaud ! Ça va aller les genoux ? ».